3 conseils pour motiver votre enfant

Votre enfant n’a pas envie, il n’arrive pas à se mettre en action. Ça vous inquiète car vous savez que la motivation est essentielle à la réussite, qu’il en a besoin pour se fixer des objectifs et se donner les moyens de les atteindre. Vous avez raison, la démotivation est à la source de la majorité des cas d’échec scolaire. C’est pourquoi je vous livre aujourd’hui 3 conseils clés pour travailler la motivation avec votre enfant : la valeur, la confiance et le contrôle. En prime, je vous divulgue ma botte secrète en vidéo, une astuce pour lui apprendre à s’automotiver (encore mieux).

L’importance de la valeur et du sens

Donnez de la valeur à l’activité

Le profit escompté compte pour beaucoup. Qu’il s’agisse d’obtenir une bonne note, de faire plaisir à ses parents, d’obtenir de la reconnaissance ou du simple plaisir de la découverte, l’enfant, comme nous, a besoin de comprendre ce qu’il a à gagner d’oser se lancer. S’ il y voit son intérêt, qu’il s’agisse d’utilité ou de plaisir, il entrera plus facilement dans l’activité. 

Concernant l’école et la motivation scolaire, il est essentiel que vous, parents, donniez de la valeur à l’école, que vous en renvoyez une image positive. En échangeant avec son enseignant, en vous intéressant à ce qu’il fait à l’école et en valorisant ses apprentissages, vous affirmez à votre enfant votre confiance en l’école et l’autorisez à s’y investir pleinement. Gardez un œil bienveillant sur son travail, ses progrès et ses difficultés. Si vous lui demandez de réaliser un exercice, regardez-le ensemble ensuite et faites le point : Qu’est-ce qui était difficile ? Qu’est-ce qui était plus facile ? Qu’est-ce qui t’a plu ou pas ? Ne vous contentez pas de lui signaler ce qui est juste et ce qui est faux.

Donner du sens aux efforts demandés

Avant de se lancer dans l’activité, il a besoin de savoir exactement ce qui est attendu de lui et d’identifier les étapes pour y parvenir. Il doit comprendre la tâche à accomplir et les objectifs d’apprentissage. Pour les plus grands, ceci est notamment valable pour les moments de révision où la tâche paraît souvent très abstraite. En prenant le temps de lui dire ce qu’il doit refaire comme exercices, les dates ou notions qu’il doit connaître et pourquoi, cela deviendra bien plus concret et motivant.

Il a besoin de comprendre le sens de ce qu’il fait ou apprend : il fait du graphisme pour entraîner sa main et ses doigts afin de pouvoir facilement apprendre à écrire en attaché par la suite ; il apprend ses tables de multiplication pour pouvoir calculer facilement par la suite. Je vous épargne une liste qui pourrait être bien trop longue mais n’hésitez pas à me demander conseil. 

Pour les plus grands surtout, il est important de voir une finalité à l’école et à leurs études en général. Les adolescents qui ont un but, une idée de ce qu’ils veulent faire comme études ou comme métier, réussissent mieux. Prenez du temps pour parler orientation avec lui… sans le braquer ! Et oui, souvent l’ado paumé se vexe et a tendance à s’emporter lorsqu’on tente de l’aider. À fleur de peau, il panique. Alors soyez fin, mais nous en reparlerons, ce sera l’occasion d’un prochain article.

Stimulez sa curiosité intellectuelle

Comme je viens de vous le dire, il a besoin de voir son profit pour se lancer mais la récompense n’est pas une bonne idée car il risque de n’avancer qu’à la “carotte”. 

Et si son plaisir était justement de découvrir, d’apprendre, de comprendre ? En partageant avec lui des découvertes (musées, documentaires, essais culinaires ou voyages) vous lui offrez un cadeau inestimable, la curiosité intellectuelle. C’est elle qui lui permettra de toujours vouloir en savoir plus, maîtriser davantage.

Engouffrez-vous dans ses interrogations et centres d’intérêt pour commencer puis créez-en de nouveaux. Partagez vos passions et intéressez-vous aux siennes. Il aime les petites bêtes, faites-en un élevage, c’est passionnant.

Stimulez son intérêt pour le monde qui l’entoure.

Croyez en lui et montrez-le

Rassurez votre enfant sur ses capacités

Il doute, il a peur. Il préfère ne pas faire que de se tromper. Après tout, c’est humain et nous nous trouvons régulièrement dans cette situation en tant qu’adulte. Entendez-le, comprenez-le et rassurez-le. Il ne sait pas et c’est normal, c’est pour ça qu’il apprend. En revanche, ne pas savoir ne signifie pas ne pas être capable mais juste ne pas avoir encore appris. Par exemple, vous ne savez pas (encore) faire de trottinette, parler le mandarin ou poser du parquet, juste parce que vous n’avez pas (encore) appris en revanche il y a fort à parier qu’une fois lancé dans l’apprentissage, vous allez y arriver, c’est pareil pour lui. 

Sinon quoi ? On admet qu’il n’est pas aussi bien équipé que les autres et qu’il n’y arrivera jamais ? “Ah c’est toi l’enfant qui ne saura jamais conjuguer à l’imparfait?” ou faire du vélo ou fermer son manteau, écrire son prénom ou que sais-je encore.

Une phrase que je disais souvent à mes élèves et que je dis encore régulièrement à mes enfants “Si je te le demande, c’est que je sais que tu en es capable.” Faites le point sur ce qu’il trouve difficile et aidez-le à savoir ce qu’il peut mobiliser dans ses connaissances pour y parvenir.

Mesurer le chemin parcouru, les progrès déjà effectués. Que ce soit pour le domaine qui pose souci ou tout autre domaine.

Et surtout, dites-lui votre confiance en lui et en ses capacités. Tel un sportif à une compétition, encouragez-le !

Combien de fois ai-je entendu “de toutes façons on n’a pas la bosse des maths dans la famille”, “bof, ça m’étonne pas qu’il y a arrive pas, depuis le début c’est pas son truc l’école”… et bien, pour démotiver quelqu’un, chapeau, c’est exactement ce qu’il fallait dire. Après tout, pourquoi essayer puisque mes parents savent que je vais échouer, ils ont forcément raison, ils savent mieux que moi.

Aidez-le à y voir plus clair et à établir des étapes intermédiaires pour atteindre l’objectif final. De petites étapes en petites étapes, c’est souvent moins impressionnant. 

Relativisez l’échec

Il a osé essayé mais s’est trompé et est déçu. Il l’exprime parfois de façon démesurée mais après tout, n’êtes vous pas particulièrement déçu lorsque vous essayez un nouveau plat et qu’il est juste immonde, que vous vous décidez enfin à oser vous lancer dans le bricolage, la cuisine ou peu importe et que c’est raté. Que le résultat est bien en deça de ce que vous attendiez….Lui aussi, c’est normal, entendez-le, comprenez-le puis rassurez le sur le fait qu’il peut se tromper (pensez d’ailleurs à souligner régulièrement vos manques et faiblesses, c’est rassurant pour lui de savoir que vous, comme tous les autres et comme lui, n’êtes pas infaillible), relativisez ses échecs et aidez-le à comprendre et apprendre de ses erreurs. Cette redéfinition du statut de l’erreur est primordial pour lui permettre de se lancer sans crainte. Valorisez ses tentatives et reconnaissez la valeur des efforts qu’il a fourni. C’est précisément parce qu’il ne sait pas qu’il a besoin d’apprendre. D’ailleurs, depuis qu’il est petit, il ne fait que ça essayer et se tromper pour apprendre et finalement, il sait marcher, parler, faire du vélo, écrire son prénom, écrire en attaché, compter jusqu’à 10, 30 puis 100, faire des additions, etc.

En cas d’échec, faites le point avec lui sur ce qui l’a causé (manque de travail, incompréhension…) de façon à pouvoir y remédier.

Et surtout, n’oubliez de ne porter un jugement que sur l’acte accompli, pas sur lui : réaliser un travail “raté” n’est pas être un raté.

Persévérance et goût de l’effort

Que son idole soit un joueur de foot, un explorateur, un chanteur ou un chef cuisinier, celui-ci a travaillé dur pour atteindre son niveau et sa situation, grâce à sa motivation. Pour autant, tout n’a pas forcément été facile pour lui. 

Le goût de l’effort peut se travailler par le biais d’une activité sportive. Pas d’échanges au tennis sans entraînement, pas de vagues prises au surf sans des dizaines de chutes, pas de champion de boxe qui n’ait jamais eu de cocard. 

Pour l’école et les apprentissages, c’est pareil. Même le “meilleur élève de la classe” travaille pour arriver à ses résultats. 

Encouragez sa propre estime

L’estime de soi a une importance capitale dans la motivation. Dès le plus jeune âge, encourager l’estime de soi permet de prévenir des difficultés d’apprentissage. Les interactions qu’il entretient avec ses parents, ses copains et ses enseignants sont capitales car elles influencent l’image qu’il a de lui-même et de ses capacités.

Soyez fier de lui et surtout incitez-le à être fier de lui et des résultats obtenus, des progrès réalisés. “Le jeu en valait la chandelle.”

Donnez-lui le contrôle

Offrez-lui le choix

Alors que la sensation de contrainte trop forte démotive, le fait d’avoir le choix responsabilise et aide à se motiver. Ainsi, lorsque c’est possible, offrez-lui la possibilité de choisir. D’ailleurs, la technique du “pseudo-choix” est utilisable à de nombreuses occasions. Même si le choix peut paraître dérisoire, il nous sauve de bien des situations : tu commences par faire tes devoirs de maths ou de français ? Il est l’heure de se laver, tu prends une douche ou un bain ? Le choix n’est pas de savoir s’il veut ou non faire ses devoirs mais dans quel ordre, il n’est pas de savoir s’il accepte d’aller se laver mais comment il veut le faire? Je vous laisse imaginer l’ampleur des possibles avec cette technique imparable.

Responsabilisez-le

En fonction de son âge, responsabilisez-le. Cela signifie qu’il prend en charge l’exécution d’une tâche et qu’il assume les conséquences liées. Par exemple : il peut être responsable de préparer sa tenue (en prenant en considération la météo et les activités prévues), de préparer son cartable, de gérer son temps de travail, de vous faire signer ce qui doit l’être. Il peut demander un conseil si nécessaire mais pas déléguer l’action de sa responsabilité.

Vous pouvez également stimuler son autonomie par les tâches ménagères : le faire participer lui permet de prendre confiance en prenant une part active dans le fonctionnement de la maison et de la famille. Son action vous libère du temps et vous permettra par ailleurs d’être davantage disponible pour partager des moments de qualité avec lui.

Concernant l’école et les apprentissages, votre enfant se responsabilise en intégrant qu’il est responsable de ses réussites et de ses échecs. Soyez clair avec lui, cela nécessite des efforts mais ne sera pas vain.

Aidez-le à s’organiser

Aidez-le à établir son planning de travail, proposez-lui des outils qu’il peut utiliser pour réaliser ses exercices (tables de multiplication, dictionnaire, mémo des règles de grammaire, tableaux de conjugaison). 

Définissez ensemble le cadre horaire de son travail. C’est-à-dire que sa tâche a un début et une fin, ce qui est rassurant.

Apprenez-lui à exprimer ses besoins

Plutôt que de se braquer et de baisser les bras, entendez ses difficultés, ses doutes et demandez-lui de quoi il aurait besoin. Pense-t-il avoir besoin d’une aide extérieure (cours de soutien par exemple), d’exercices supplémentaires, d’une explication, d’un allègement ? Vous n’êtes pas obligé d’accéder à toutes ses requêtes mais en discutant avec lui de ses ressentis, vous ouvrez le dialogue et lui permettez de demander de l’aide… pas toujours facile. Demandez de l’aide autour de vous ouvertement lorsque vous ne savez pas faire quelque chose. 

Avant de lui demander de se mettre au travail, levez tous les obstacles à l’apprentissage. Comme il est nécessaire de nettoyer la table pour y poser son cahier et sa trousse, aidez-le à se débarrasser de ce qui le “pollue” : ça peut être la peur de l’échec mais aussi une réprimande de la maîtresse, une dispute avec un copain, l’envie d’aller jouer… lui permettre de dire ce qui le gêne l’aide à s’en libérer et à se rendre disponible.

Une fois que votre enfant sera, comme vous, convaincu qu’il sait où il va, qu’il en a les capacités et qu’il sera responsable de sa réussite, alors il sera en mesure de vous chanter la chanson “Motivé, motivé, il faut rester motivé”. 

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